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Berlin Maniacs : le pure player qui monte

Être à Berlin, s’intéresser au milieu des start-ups et des nouvelles technologies, ET passer à côté de Berlin Maniacs serait un crime. Pour remédier à cela, Anastasia Lévy, rédactrice en chef, a eu la gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions. Interview.

Comment Berlin Maniacs s’est-il créé ? Comment a germé l’idée de venir s’installer à Berlin et pas ailleurs en Europe ? (quels enjeux et intérêts économiques, sociaux, d’être à Berlin)

Nicolas Kayser-Bril et moi-même étions déjà à Berlin quand l’idée a germé en fait. Nous avons tous les deux quitté Paris parce que notre situation économique était difficile là-bas, et notre avenir a priori plus ouvert à Berlin. Nous nous sommes rencontrés ici, et c’est Nicolas, qui avait ce projet depuis un moment, qui m’a proposé de lancer le site avec lui. Les intérêts économiques et sociaux sont liés : Berlin est la seule ville non-anglophone d’Europe assez multiculturelle pour que la langue ne soit pas une barrière. C’est une des capitales les plus importantes d’Europe, tout en étant 3 ou 4 fois moins chère que Londres, ou Paris. Mais on reste à 1h30 de Paris…

Pourquoi s’être spécialisé dans l’univers des start-ups, nouvelles technologies et autres « geekeries« ? Pensez-vous qu’il y a un créneau à prendre dans le domaine à l’heure actuelle ?

Nous nous sommes spécialisé là-dedans, d’abord parce que c’est un domaine en pleine effervescence ici, et ensuite parce que personne ne le faisait. En français au moins. Il y a quelques sites qui couvrent la même actu que nous, mais ce sont des sites allemands ou anglophones. Il y avait donc un créneau à prendre, oui.

Peut-on considérer Berlin Maniacs comme un pureplayer ? Par rapport à Silicon Maniacs, avez-vous une manière différente de traiter l’information ?

Oui, BM est un pure player. Je ne dirais pas que nous couvrons l’information de manière différente, mais que nous ne traitons pas la même information. Silicon Maniacs se situe plutôt sur un créneau “culture geek”. Nous traitons une info qui se situe entre les domaines économique, financier et pratique du monde des startups.

Un peu de méthodologie maintenant… Comment travaillez-vous journalistiquement parlant ? Qui fait quoi dans la rédac, comment choisissez-vous les sujets ?

Nous travaillons assez simplement, comme d’autres, j’imagine. Nous avons un certain nombre de collaborateurs, tous bénévoles, parmi lesquels des rédacteurs, mais aussi des spécialistes du monde des startups, et…des gens qui s’intéressent à ce qu’on fait. Je suis la rédactrice en chef, et éditrice, Nicolas assure à peu près les mêmes fonctions (nous nous partageons le travail), en plus du côté technique dont il a la charge sur le site. Pour les sujets, tout le monde peut être force de proposition.

Considérez-vous Berlin Maniacs un peu comme un outil de veille numérique ? Quel usage faites-vous des nouvelles pratiques journalistiques ? (nouveaux outils, nouvelles manières de faire de l’info avec l’explosion des médias sur Internet)

Oui, on peut considérer BM comme un outil de veille numérique. Notre veille a nous se fait principalement par Twitter et Facebook : il est rare que les sites ou startups qui nous intéressent ne communiquent pas par ce biais là.

Enfin, Berlin Maniacs est-il destiné à un auditoire français d’expatriés à Berlin ou axé plus largement vers l’international ? (le site n’ayant pas encore de version en anglais ou en allemand, est-ce en projet ou non ?)

BM est destiné aux Français qui habitent à Berlin, mais aussi aux Français qui habitent en France et qui s’intéressent à Berlin. Notre but est d’intéresser jusqu’en France, de faire découvrir ce qui se passe ici. Il n’y a pas de projet de version en anglais ou allemand car, comme je le disais plus haut, des sites sur le sujet existent déjà dans ces langues. Nous nous concentrons sur un public français.

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iSaidWhat, enregistreur de poche

L’application iSaidWhat pour iPhone et iPad est un nouvel outil d’enregistrement pour élaborer des reportages audio en un temps record. Plus besoin de s’embarrasser avec un enregistreur encombrant, le journaliste moderne n’a plus besoin que de son Smartphone.

L’utilisation de cette application (pour la modique somme de 0,78€) semble enfantine : enregistrement, montage, importation et partage.

L’enregistrement se fait à partir du micro intégré du téléphone portable et est rendu visuellement sous forme d’ondes, comme dans n’importe quel logiciel d’enregistrement. Il est possible de choisir une option pour augmenter le volume d’entrée afin de pouvoir mieux capter les sons lorsque l’on se trouve loin de la source sonore en question. Enfin, un script permet d’écrire des phrases qui pourront être lues par un éventuel interviewé.

En ce qui concerne le montage, il suffit de zoomer ou dé-zoomer sur la piste pour couper les sons là où on le souhaite. Les fragments peuvent ensuite être sélectionnés et montés en séquences. Elles-mêmes peuvent être dupliquées, supprimées ou encore réarrangées.

Aussi, des fichiers audio peuvent être importés grâce à une connexion wifi depuis n’importe quel réseau local. iSaidWhat prend également en charge l’importation de vidéos au format mp4.

Enfin, dernier pas du processus, le partage de la piste audio finalisée. L’application permet l’exportation vers Facebook ou Twitter, mais encore par e-mail (en haute ou basse qualité) et  via un réseau local partagé. En somme, depuis n’importe quel appareil munis d’une connexion internet.

Pour les utilisateurs de la plateforme de blogs WordPress, il suffit d’installer le plug-in Blubrry PowerPress pour insérer la piste voulue sous forme de lecteur audio. L’avantage est qu’il n’est plus nécessaire d’ouvrir une nouvelle fenêtre sur son navigateur pour écouter le fichier.

Lien de parenté

Le site journalism.co.uk nous informe que cette application n’est pas qu’un gadget et qu’elle est effectivement recommandée par des journalistes et reporters d’ABC. Sur le même principe, le site anglais fait un parallèle avec iRig Recorder, une application cousine de iSaidWhat.

L’application iRig Recorder est elle un peu plus perfectionnée puisqu’elle permet de nettoyer la piste avant de l’importer. Elle propose aussi de petits arrangements tels que l’insertion de fondus entrants et sortants au début et en fin du reportage enregistré. Des facilités de mise en ligne sont également proposées avec la possibilité d’exporter les fichiers sur Sound Cloud directement ou iTune, ou encore de les mettre sur un serveur FTP (protocole de transfert de fichiers). D’ailleurs les journalistes de journalism.co.uk l’utilisent afin de recueillir et de mettre en ligne leurs interviews sur leur chaine Sound Cloud.

Torial : entre le Google Doc et le Cloud

Torial est une application disponible en ligne et à destination des journalistes. Son but ? Faciliter l’organisation des données comme si un Google Doc était associé aux méthodes de Cloud Computing. En somme : organisation, accessibilité et partage.

 

 

Torial permet d’organiser tous les fichiers que vous souhaitez entreposer sur le net. Il suffit simplement de créer d’abord un compte sur torial.de puis un projet avec un nom et une description (facultative). Ensuite Torial collecte directement les fichiers choisis et les place dans les différents dossiers que vous aurez créé, quel que soit l’endroit où ils se trouvent à l’origine. Il est possible aussi d’importer des fichiers depuis n’importe où, comme avec le système de Cloud Computing. Torial est accessible à distance depuis un Smartphone ou encore n’importe quel appareil ayant accès à Internet. Ce qui permet de ré-organiser facilement les fichiers archivés mais aussi de les partager (comme sous Google Doc).

Cette application englobe une autre dimension : celle de réseau et de partage des données. Comme ce système a été créé par des journalistes à destination de leurs confrères il est possible de faire des recherches sous Torial. C’est-à-dire que grâce à un système de tags (nom, localisation, événements, publications, etc.) on peut facilement retrouver des articles mis en ligne par les autres journalistes du réseau.

 

Et qui dit réseau dit partage. Chaque utilisateur peut se créer un portfolio avec tous les fichiers qu’il a déjà mis en ligne sous Torial associé à un profil regroupant ses informations personnelles. Sur un principe similaire à celui de Google +, on peut choisir de rendre accessible ou non certains fichiers du portfolio. Et tout comme avec le Cloud, Torial a la capacité d’archiver les données de façon sécurisée.

Pour résumer, Torial permet de stocker des articles en ligne sous forme de ‘catalogue’, de les exporter depuis n’importe  quel appareil et de les partager au sein d’une même sphère journalistique.

 

Le site n’est actuellement disponible qu’en allemand mais il sera traduit en anglais d’ici quelques semaines selon Berlin Maniacs.

« Tagesschau » app : la ZDF fait grand bruit

La ZDF a lancé récemment son application « Tagesschau» (Daily News) pour Smartphones et tablettes numériques, créant une controverse auprès des éditeurs de presse allemands. La ZDF est accusée de concurrence déloyale du fait de la gratuité de son application et du contenu proposé qui serait trop proche de celui de la presse papier. Une action en justice est à ce jour lancée à l’encontre de la ZDF.

ZDF Tagesschau App

On connaissait déjà les services de « replay » ou de vidéos en ligne mis à disposition par les chaines de télévisions. Et bien aujourd’hui, la valeur ajoutée de l’application Tagesschau est de proposer des articles textes, relatifs à ces vidéos,  afin de mieux expliquer l’actualité. L’Association Fédérale des Editeurs de Journaux Allemands (BDZV) voient dans cette application une concurrence déloyale au regard de leurs services de consultation en ligne payants. Parmi les maisons d’éditions qui se sont plaintes on compte : le groupe Axel Springer, MDS, SV, FAZ et le groupe WAZ. Manifestement, elles s’opposent toutes à une offre de « texte » dans les médias télévisés et veulent entreprendre une action en justice devant le tribunal de Cologne à ce sujet.

Déjà des pourparlers avaient été engagés entre l’ARD (Communauté de travail des établissements de radiodiffusion de droit public de la République Fédérale d’Allemagne) et la ZDF, mais sans succès de négociation. Car les radiodiffuseurs s’opposent aussi à ce que les médias télévisés proposent une offre écrite de contenus.

Mais le nœud du problème ne réside pas que dans le contenu qu’offre cette nouvelle application, mais bien dans son financement. La ZDF étant une télévision publique (équivalent de France 2), les coûts engagés pour le lancement de la Tagesschau app ont été supportés par le service public. Et c’est bien cela qui fait jaser. Le Directeur du groupe de presse WAZ, Christian Nienhaus, reproche à l’ARD et la ZDF d’utiliser justement des fonds publics, ce qui rend selon lui la tâche plus difficile aux journaux de gagner leur vie avec « du journalisme et du contenu de qualité ». Il a aussi déclaré que la presse papier restait un médium important dans le paysage médiatique allemand et qu’il ne fallait pas la négliger au profit d’Internet. Sur les 14 dernières années au moins 68% des allemands ont consommé un journal sur une base quotidienne. Pourtant, force est de constater que le support papier ne cesse de décliner petit à petit, remplacé par l’information disponible sur Internet. Christian Nienhaus confesse malgré tout : « Nous ne sommes pas encore « petit » ou réduits à néant, mais en ce qui nous concerne, cela s’effrite ».

Les médias se trouvent à l’heure actuelle dans une phase de transition (de la presse au web) mais aussi dans une phase d’amélioration et de diversification de leurs offres de contenu (articles complémentaires disponibles sur le web). Mais la présence en ligne de tous, télévision, radio ou papier, relance le débat sur la gratuité ou non de l’accès à l’information. Là où les éditeurs se soucient de leurs revenus gagnés via un système d’abonnement sur Internet, d’autres comme les chaines de service public ne s’intéressent qu’au nombre de vues de leurs pages. La démarche émanant des deux parties (publiques et privées) est donc totalement différente, et les éditeurs privés se sentent alors lésés face à ce nouveau type de « compétiteurs ».

Le Grand Prix Franco-Allemand des Médias décerné à Alfred Grosser

Cette année, le Grand Prix Franco-Allemand des Médias a été décerné à Alfred Grosser pour son engagement et ses travaux pour l’entente franco-allemande. 

Alfred Grosser (Crédits photo : dontworry)

Le Comité consultatif du Prix Franco-Allemand du Journalisme (PFAJ) a rendu hommage au  politologue et sociologue français pour son investissement sans relâche dans la réconciliation entre les deux pays que sont la France et l’Allemagne. Tout au long de sa vie et au travers de nombreuses publications et conférences, Alfred Grosser s’est toujours attaché à renouer et consolider l’amitié franco-allemande.

Thomas Kleist, Président du PFAJ, affirme qu’ « Alfred Grosser a joué un rôle tellement prépondérant dans la réconciliation franco-allemande qu’il a été souvent qualifié respectueusement d’ « éléphant » franco-allemand. Cette image illustre très bien la taille et la persistance de son engagement ». Un prix qui résonne comme un symbole a quelques mois du 50ème anniversaire de la signature du Traité de l’Elysée dont il a été l’un des pionniers.

Tour d’horizon du Grand Prix

Alfred Grosser est né en 1925 à Francfort-sur-le-Main. Il s’est réfugié en France avec sa famille en 1933 et s’y est par la suite installé définitivement. Il étudie la linguistique et passe son agrégation puis entame une thèse. Mais il s’orientera finalement vers les sciences politiques à partir de 1955. Il a enseigné à l’Institut des Études Politiques de Paris, à l’École Polytechnique ou encore HEC, entre autres. Il également été chroniqueur politique au Monde de 1965 à 1994. Il occupera la même position au sein des rédactions de La Croix et Ouest-France depuis 1994. Alfred Grosser a été honoré de la Légion d’Honneur ou encore du Grand Prix de l’Académie des Sciences Morales et Politiques.

Le « Grand prix Franco-Allemand des Médias » récompense chaque année une personne ou organisation présente ou active dans les médias allemands, français et européens, qui contribuent grâce à leurs travaux, à l’approfondissement des relations culturelles entre la France et l’Allemagne.

Ce prix est décerné « à des journalistes, des services rédactionnels, des organes de presse, des organismes de radio ou de télévision ainsi qu’à des personnes ou des organisations présentes ou actives dans les médias allemands, français et européens, qui, par leurs travaux, ont manifesté un intérêt particulier pour l’approfondissement des relations culturelles entre la France et l’Allemagne, dans un esprit conforme aux objectifs du Prix Franco-Allemand du Journalisme ».

Ce prix est décerné depuis 2008, année où il a pris le relais du « Prix d’honneur ». Il est attribué par le Comité consultatif du Prix Franco-Allemand du Journalisme dont le président d’honneur est François Scheer, ancien ambassadeur de France en Allemagne.

Le Comité consultatif est l’organe binational qui dirige l’organisation des Prix du journalisme franco-allemands (qui sont eux décernés par des jurys renouvelés chaque année). Le Comité est constitué d’un membre par institution contributrice au système des prix franco-allemands de journalisme (la Radio Télévision Sarroise, ARTE, le Département de la Moselle, Deutschlandradio, France Télévisions, le groupe d’édition Georg von Holtzbrinck, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, Radio France, Radio France Internationale, Le Républicain Lorrain, la Robert Bosch Stiftung ainsi que la deuxième chaîne de télévision allemande, ZDF).

Ce prix, comme celui qui l’a précédé n’a pas été doté. Les personnalités récompensées font a priori consensus : Tomy Ungerer (2008), Simone Veil (2009).

Toutefois, l’année dernière en 2010 Helmut Kohl qui avait été choisi, aurait refusé cette récompense. Selon la Radio Télévision sarroise (Saarländischer Rundfunk),  le chancelier de la Réunification n’aurait pas motivé son refus. Compte tenu de cette décision le prix n’avait donc pas été décerné.

Parmi les personnalités distinguées par le Pris d’honneur citons : Daniel Vernet (2000), Jean-Paul Picaper (2004), le trio à la tête de la chaîne Arte (Dieter Stolte, Jobst Plog et Jérôme Clément 2005), Ulrich Wickert(2006), Michel Meyer (2007).

La radio Suisse passe au numérique

L’OFCOM a donné récemment l’autorisation d’exploitation d’un nouveau réseau d’émetteur numérique DAB+ à SuissMediaCast (SMC). L’occasion de voir où en est la bande FM de nos jours et comment le numérique tend à prendre le dessus en Suisse comme dans le reste de l’Europe.

Réginald Fessenden / Réalisateur de la première radio transmission publique

On a déjà assisté au passage de la télévision au numérique avec notamment les nouveaux réseaux TNT. Aujourd’hui, c’est de l’avenir de la radio dont on se préoccupe. Il s’avère que le système de FM (modulation de fréquence) a ses limites. On constate que parfois, dans les zones rurales, on ne peut capter clairement certains signaux radiophoniques. Le numérique est une solution pour remédier à ce problème et permettre d’avoir accès aux programmes diffusés sur les chaines de radio avec une meilleure qualité de son et de réception. D’un point de vue plus formel, le numérique engendre moins de coûts que la FM classique (besoin minime en relais physiques).

Par ailleurs ce système permet bon nombre d’avantages, dans une ère où l’auditeur/consommateur ne cherche plus une seule source d’information mais bien du contenu complémentaire. C’est ce que permet la radio numérique en donnant accès à des données associées aux programmes : texte défilant, images, sites web, vidéos, etc.

En ce qui concerne la qualité, l’audio est équivalent au format d’un MP3. De plus le programme radiophonique diffusé marche aussi comme un MP3 que l’on jouerait : on peut le mettre en pause, le reprendre, le « rembobiner  » ou encore l’enregistrer.

De plus, le système numérique permet l’augmentation du nombre de stations. C’est-à-dire qu’avec ce nouveau réseau à fréquence unique, il est possible de synchroniser plusieurs stations sur une fréquence centrale et de ce fait avoir accès à une plus grande offre. Enfin comme avec le système RDS, les récepteurs assurent la recherche et le changement automatique de stations.

Crédits photo : Chloé Riegler

La radio Suisse en numérique, doucement, mais sûrement

La Suisse Alémanique est constituée de 7 zones de desserte. Deux plateformes numériques sont déjà en place dans cette zone géographique : une de la SSR (Société Suisse de Radiodiffusion) et une de la SMC. Chacune diffusent  respectivement 13 et 18 programmes. Après un sondage réalisé auprès des diffuseurs par l’OFCOM début 2012, seule la SMC a manifesté un intérêt et la concession lui a été octroyée directement sans passer par un concours. SuissMediaCast regroupe des stations privées ainsi que la SSR. Ensemble, elles assument l’entretien technique de l’utilisation des fréquences ainsi que l’exploitation du réseau. Avec le développement de cette nouvelle concession, la SSR pourra diffuser 3 journaux régionaux dans les 7 zones concernées. Par ailleurs, les stations privées pourront diffuser leurs programmes en numérique dans une plusieurs zones de desserte régionales.

Le DAB + dans le reste de l’Europe

A l’heure actuelle, l’Allemagne est déjà couverte à 70% par cette norme et ce, depuis 2011 avec une offre de bouquet radiophonique. Les grandes villes italiennes ont elles aussi mis en place ce système. Quant à l’Autriche, elle est en passe de lancer son programme de développement de la radio numérique en 2012.

Seule l’exception française tend à vouloir utiliser une autre norme que celle de ses voisins européens. Certains pensent que l’introduction du DAB+ est freinée par des lobbys qui n’y trouveraient pas leur compte. Le CSA veut actuellement lancer un appel d’offre pour élargir la radio numérique terrestre aux 20 principales agglomérations françaises. Mais cela, avec la norme T-DBM (qui est déjà la norme utilisée par la radio numérique terrestre). Malgré tout, le CSA espère quand même que le DAB+ sera adopté pour des raisons économiques : diminution importante des coûts de diffusion. Mais pour le moment, rien n’est moins sûr sachant que le Ministère de la Culture et de la Communication freine la démarche en évitant la consultation publique pour l’adoption du DAB+. D’ailleurs, le dossier n’a pas été non plus transmis à la Commission Européenne.

Il semblerait que la France soit légèrement en retard par rapport à ses voisins, privilégiant peut être plus le développement de la télévision que celui de la radio.

Sources : Grégoire Poussielgue avec Fabienne Schmitt pour www.lesechos.fr / http://www.news.admin.ch/

Arrêt sur image : la photographie computationnelle

L’informatique bouleverse actuellement toutes les pratiques professionnelles, et la photographie n’est pas en reste. Un nouveau genre vient d’apparaître : la photographie computationnelle.

Ce qui a fait s’intéresser les médias à cette nouvelle méthode c’est bien la une du Washington Post du 13 janvier dernier. Une image qui paraissait presque surréaliste du fait de ses contrastes, et pour cause : elle avait été travaillée avec la méthode de photographie computationnelle.

Une du Washington Post

Alors, qu’est-ce que c’est ? Le terme « computationnelle » peut paraître barbare mais n’est juste qu’un anglicisme francisé pour dire « assisté par ordinateur ». Jusque là, rien de bien nouveau alors. On connaissait déjà la retouche photographique à l’aide de logiciels tels que Photoshop ou LightRoom qui permettaient comme une post-production des images. Mais ici le but n’est pas juste d’améliorer le cliché mais bien de tirer le meilleur parti de tous les détails présents dans l’image.

Méthode

Ce processus  permet d’éliminer les défauts de la photographie : ombres,  surexpositions et  contre-jours. Pour se faire, il suffit de prendre plusieurs images d’une même scène en changeant l’exposition. Ensuite on combine les différentes photos à l’aide d’un logiciel pour obtenir une image où l’ensemble des détails est correctement exposé.

Source : virusphoto.com / Pierre-Henry Muller

Ce qui prime réellement dans cet assemblage est la synthèse des différentes données présentes dans chaque image.

Innovations

Alexei Efros, chercheur en informatique à l’Université Carnegie Mellon de Pittsburgh pense que la combinaison entre un appareil photo numérique et un ordinateur permettrait de représenter autrement le monde, de fabriquer de nouvelles images. (propos recueillis par Claire Guillot pour Le Monde)

Un impact sur le photojournalisme ?

On peut se poser la question de la place du photojournaliste alors face à cette nouvelle technologie. Même s’il n’en reste pas moins que les clichés doivent être pris de manière habile et professionnelle, avec un certain point de vue propre au photographe, on en vient à s’interroger sur la véracité du cliché final. Certains parlent même de ‘falsification ‘ de la réalité. Mais compte tenu du fait que la photographie est déjà une représentation de la réalité et non la réalité elle-même on peut aussi se dire que c’est un nouveau moyen de faire de la photo. Tout simplement.

SOURCES : Claire Guillot / Le Monde

http://expo-photo.blog.lemonde.fr/2012/03/07/de-nouveaux-yeux-pour-voir-le-monde/